Jenny cuisine bio et les saveurs du monde !

LES CIRCUITS COURTS S’ORGANISENT (ENFIN) PARTOUT EN FRANCE : l'exemple de Méloko, dans le nord de la France

M_LOKO

 

Note de l’auteur : cet article n’est pas sponsorisé. J’ai choisi de vous présenter Méloko car la démarche de cette entreprise répond à mes valeurs.

 

 

 

Pour commencer ce nouvel article, voici un petit sondage préalable : quelles sont les affirmations suivantes qui vous correspondent le plus actuellement ?

  • Après les nombreux scandales révélés dans les médias (laits en poudre de Lactalis, plats préparés Findus à la viande de cheval, œufs belges et leurs produits dérivés contaminés au Fipronil…) vous vous méfiez des produits issus de l’industrie agroalimentaire ;
  • Vous en avez marre de manger des tomates chinoises, des courgettes espagnoles ou des endives roumaines qui ont fait des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre assiette et dont le transport présente un fort impact négatif sur l’environnement ;
  • Vous souhaitez manger des produits frais, de saison, cueillis à maturité, qui n’ont pas été stockés un temps indéfini en chambre froide ;
  • En tant que consomm’acteur, vous voulez valoriser les filières françaises et aider les producteurs locaux à vivre décemment de leur travail ;
  • Vous êtes en quête d’authenticité, de transparence et de traçabilité des produits que vous achetez au quotidien : vous voulez savoir qui vous nourrit, et comme il (ou elle) produit.

 

Si vous vous retrouvez dans au moins l’une de ces affirmations, c’est qu’il est temps de vous intéresser à de nouveaux modes de production/distribution qui s’installent partout dans nos régions : les circuits courts ! 

J’ai choisi de vous présenter un exemple, Méloko, une jeune start-up qui débutera son activité en phase de test en février 2018 à Béthune (62). Méloko proposera aux Béthunois une offre complète issue de 7 producteurs « ultra-locaux » de boucherie, de produits maraichers, de poissonnerie, de fromagerie et de boulangerie.

Et là, je vous entends penser très fort : « Bon ok, mais rien de nouveau : on connait déjà les AMAP et les ventes directes en fermes ou en coopératives ! »

Je pensais comme vous : c’est pourquoi je me suis entretenu avec Félix Degrave, fondateur de Méloko, pour mieux comprendre la nouveauté de sa démarche.

 

QUEL EST L’OBJECTIF ?

La compagne de Félix, Maureen Boulet est orthophoniste et soigne des personnes âgées à domicile.  C’est Maureen qui constata que les personnes âgées ont énormément de mal à se procurer les produits du quotidien.

Partant du constat qu’une grande partie de la population n’a pas facilement accès à des produits de qualité et responsables, Méloko veut proposer une offre globale (nourriture, produits d’entretien, d’hygiène, etc) pour des personnes seules (avec une option de livraison à domicile pour les personnes dépendantes) ou pour des familles en points relais.

Il s’agira pour Méloko de développer un circuit ultra-court dans chaque ville des Hauts-de-France, en visant pour chacune 5 partenaires locaux, des commerces de produits biologiques et de vrac et divers produits disponibles à l’achat et à la revente.

Méloko mutualisera les produits de ses partenaires locaux et donnera permettra aux populations  rurales de plus en plus dépourvus de commerces de proximité d’accéder à cette offre. 

 

EN QUOI CETTE OFFRE EST-ELLE DE QUALITE ET RESPONSABLE ?

Les produits de l’offre de Méloko répondront à un cahier des charges qui est en train de se construire. Les critères prioritaires que Méloko inscrira dans son cahier des charges sont :

  • la proximité géographique (partenaires à 10 km maximum pour Béthune par exemple) et la valorisation des circuits courts 
  • des produits issus d’une exploitation à taille humaine ou raisonnée
  • une totale transparence des filières de production et de transformation (les producteurs seront tous bien présentés aux consommateurs avec une page dédiée sur le site et sur la page Facebook de Méloko)
  • Des produits bios et/ou équitables et/ou écologique

Pour quelques produits introuvables localement, l’approvisionnement pourra s’étendre exceptionnellement à la métropole française, mais jamais au-delà.

En outre, un effort sera développé progressivement par Méloko sur la réduction des emballages, avec notamment une orientation de l’offre sur les produits en vrac, la consigne et les emballages biodégradables.

 

CONCRETEMENT, COMMENT CA MARCHE ? 

Les consommateurs ont deux voies d’achat :

  • Sur le site de e-commerce, où tous les produits sont classés par catégories ;
  • Sur un catalogue papier (à partir de cet été), avec des commandes par téléphone ; cette option est en effet une alternative nécessaire pour les personnes non connectées.

 Les livraisons se font :

  • Soit à domicile, par le partenaire d’aide à domicile de la personne dépendante. Cette option a l’avantage de permettre une défiscalisation à 50 % du coût de la livraison (soit 5,50€ défiscalisés sur une livraison facturée 11€). Elle permet aux personnes dépendantes et isolées de trouver enfin le moyen d’accéder à des produits frais de qualité. (Il est à noter que cet avantage fiscal est cependant ouvert à toute la population)
  • Soit en point relais (dans des frigos à disposition), sur une plage horaire prédéfinie au moment de l’achat. Les points relais sont tous des entreprises présentant des valeurs écologiques et responsables.  

 

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CA VOUS INTERESSE ?

Si vous êtes béthunois, vous aurez la chance de profiter de l’offre de Méloko dès février prochain.

Méloko élargira ensuite son offre à 5 villes supplémentaires d’ici un an et demi : la métropole lilloise, Arras, Saint-Omer, Valenciennes, Dunkerque.

Les liens pour en savoir plus sur Méloko :

 Si vous ne vivez pas dans les Hauts-de-France, n’hésitez pas à vous renseigner pour savoir si ce genre d’initiative existe près de chez vous !

Je vous invite également à partager vos expériences (ou vos offres, si vous êtes producteur/distributeur) sur les circuits courts (AMAPS, Coopératives, ventes à la ferme, etc) en commentaire. 


27 janvier 2018

Recette : Maquereaux au gingembre, sésame, miel et coriandre

maquereaux

MENU : Maquereaux marinés,

lentilles vertes et carottes

Pour 4 parts :

  • 4 grands maquereaux dont le poissonnier vous a préparé les filets
  • 4 gousses d'ail pelées et finement hachées
  • 2 cm d'un morceau de gingembre pelé et finement haché
  • un peu de piment rouge (facultatif)
  • 4 cc d'huile de sésame
  • 4 cS de sauce soja (Tamari)
  • 4 cS de graines de sésame
  • 4 cc de miel liquide
  • 4 cc de vinaigre de cidre
  • 4 cS d'eau
  • 1 bouquet de coriandre fraiche
  • 2 citrons verts

Préparation (cuisson à la pôele) : 10 mn

  1. Faire chauffer une grande poêle à revêtement antiadhésif, sur feu moyen. Ajouter l'huile de sésame, puis les filets de maquereaux, peau sur la poêle.
  2. Faire cuire 1 à 2 mn, ajouter l'ail et le gingembre haché, le piment, en les disséminant autour des filets pour qu'ils cuisent rapidement. Au bout d'1 mn, retourner les filets de maqueraux.
  3. Ajouter la sauce de soja, les graines de sésame, le miel, le vinaigre de cidre et l'eau. Entre temps, les filets ont cuit. Les réserver dans un plat au chaud.
  4. Laisser mijoter la sauce encore 30 à 40 secondes. Hacher la coriandre et l'ajouter à la poêle, puis retirer celle-ci du feu. Napper les filets de maquereau de cette sauce.
  5. Servir avec des quartiers de citron vert.

Proposition d'accompagnement pour un menu complet (4 personnes) :

  • 200 gr de lentilles vertes sèches
  • 500 gr de carottes
  • 1 oignon
  • 1 gousse d'ail épluchée et hachée
  • 2 clous de girofle
  • 1 feuille de laurier
  • huile d'olive

Lentilles vertes (cuisson dans un faitout) : 30 mn

Verser 200 gr de lentilles vertes sèches préalablement rincées dans un petit faitout. Ajouter un oignon épluché et piqué de 2 clous de girofle, 1 feuille de laurier, couvrir largement d'eau et porter à ébullition. Couvrir, laisser cuire à petits bouillons pendant 20 mn. Saler hors du feu. 

Carottes en rondelles à l'étouffée (cuisson dans une petite cocotte) : 25 mn.

Eplucher et détailler en rondelles les carottes. Verser celles-ci dans une petite cocotte à fond épais avec l'ail haché, un demi verre d'eau et porter à ébullition. Couvrir, laisser cuire sans ôter le couvercle sur feu minimal pendant 25 mn. Saler légèremetn et arroser d'un filet d'huile d'olive avant de servir. 

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Recette d'hiver : Risotto au chou vert frisé

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MENU : Risotto au chou

Pour 6 parts :

  • 400 gr de riz à risotto (type Carnaroli ou Arborio)
  • 1 petit chou vert frisé ou 1/2 gros chou
  • 150 gr de lardons allumettes
  • 1 oignon
  • 10 cl de vin blanc sec
  • 3 cubes de bouillon de volaille (pour reconstituer 1,5l de bouillon)
  • 80 gr de parmesan râpé
  • 60 gr de beurre
  • 2 cS d'huile d'olive

Préparation (cuisson à la sauteuse) : 45mn

  1. Porter à ébullition une grande casserole d'eau salée.
  2. Couper la base du chou, détacher les feuilles, couper le coeur en quatre. Faire blanchir les feuilles de chou pendant 2 mn dans l'eau bouillante. Les égoutter, découper en lanières et réserver.
  3. Préparez le bouillon : faire fondre dans 1,5 litre d'eau bouillante les 3 cubes de bouillon de volaille. Réserver au chaud.
  4. Dans une grande sauteuse, faire revenir l'oignon haché dans l'huile d'olive pendant 4 mn. Ajouter les lardons et faire revenir 3 mn.
  5. Verser ensuite le riz, mélanger à feu vif jusqu'à ce que les grains de riz deviennent translucides. Mouiller avec le vin, laisser s'évaporer en remuant, poivrer (ne pas saler, le bouillon et le parmesan saleront suffisamment le plat).
  6. Verser ensuite une louche de bouillon très chaud, puis ajouter les lanières de chou. Continuer la cuisson à feu moyen, en couvrant la sauteuse à moitié (couvercle décalé), et en versant le bouillon au fur-et-à-mesure que le riz l'absorbe. Mélanger souvent. Le riz est cuit au bout de 20 mn.
  7. Hors du feu, incorporer le beurre et le parmesan. Couvrir et laisser reposer 2 mn avant de servir.

 

A la maison, nous nous régalons avec ce risotto simple et sain : le chou est riche en minéraux, fibres et il chouchoute notre flore intestinale. Nous en mangeons souvent en hiver !

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29 mai 2016

Le Senat vote NON au 20% bio dans les cantines

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Voyez ici si votre sénateur a voté pour ou contre 20% de nourriture bio dans les cantines.

Plus on découvre par de nombreuses études scientifiques, documentaires et reportages les effets délétères des pesticides sur l'organisme (perturbations endocriniennes, cancers, malformations, etc), plus on a envie d'épargner nos enfants en les faisant manger le maximum de produits biologiques... d'autant plus qu'ils sont particulièrement vulnérables en pleine croissance (croissance et constitution de leurs systèmes nerveux et sexuels).

76 % des Français  se déclarent favorables à l’obligation d’introduire des produits bio et locaux dans la restauration collective

En janvier dernier, plus de 116 000 citoyens ont interpellé les députés pour l’adoption d’une loi inscrivant l’obligation d’introduire :

40 % d’aliments issus d’une production locale (dont 20 % d’aliments issus de l’agriculture biologique) en restauration collective publique à l’horizon 2020.

Suite à cette mobilisation massive, les députés ont adopté la proposition de loi à l’unanimité et sans la dénaturer : ce fut une victoire !

Au Sénat, en commission des Affaires économiques :

Malheureusement, le 2 mars dernier, un sénateur du Lot et Garonne a déposé et fait voter un amendement supprimant le seuil de 20% d’aliments issus de l’agriculture biologique !

En session plénière au Sénat

Le 9 mars l’ensemble des sénateurs ont débattu et voté cette proposition de loi : ils ont validé l'amendement et supprimé le seuil de 20% de bio, que nos députés avaient pourtant accepté...

(source : agirpourlenvironnemnt.org)

Du coup je pose une question aux sénateurs, et je serais ravie que l'un de ceux qui a voté "non" au 20% bio dans les cantines me réponde ici en commentaire : qu'elle bonne raison peut-il y avoir à priver nos enfants de la meilleure nourriture qui soit ?? Surtout quand les revenus les plus modestes doivent se contenter de produits bas de gamme bourrés de saloperies : 20% de nourriture bio 5 fois par semaine aurait fait le plus grani bien à ces petits bouts de chou...

De plus en plus j'en arrive à croire que le Sénat ne représente plus du tout les Français,  et que aurait tout intérêt à supprimer cette chambre coûteuse et antidémocratique  (pour ne pas dire vendue aux lobbies). 

A bon entendeur 

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16 mai 2016

Les essences pour la cuisine : le Shiso de Baume des anges

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Betteraves au shiso

Baume des Anges m'a contactée pour me faire connaître leurs produits, des essences culinaires de grande qualité et produites en France par des passionnés. Après avoir visité leur site web, j'ai accepté avec enthousiasme de tester deux de leurs produits : je vous présenterai tout d'abord dans cet article l'huile essentielle biologique de Shiso Green Kaori, cultivée dans la Drôme par Ghyslaine Bertin & Vincent Dequae.

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Le Shiso est une plante aromatique très utilisée dans la cuisine japonaise, à la saveur indescriptible : c'est frais et sucré. Cela ne ressemble pas du tout à l'anis, mais je dirais que c'est aussi fort, rafraichissant et typé.

J'ai découvert le shiso dans des petits bonbons japonais typiques : des petites boules de sucre parfumées au shiso enfermant en leur coeur de la purée de prune aigre douce (umebosis). Complètement surprenant, complètement sublime, comme beaucoup de recettes japonaises :) Si vous voulez en savoir plus sur le shiso, n'hésitez pas à consulter cet article : http://www.sakura-house.com/blog/fr/2012/11/23/shiso-la-menthe-japonaise/

Les essences à pulvériser sont de plus en plus utilisées en cuisine. En effet, les plantes aromatiques sont fragiles et s'abiment très vite une fois cueillies. En outre il n'est vraiment pas facile d'avoir toutes sa panoplie d'aromatiques sous la main quand on n'a pas de jardin... Un flacon d'huile essentielle parait cher à l'achat, mais il se conserve longtemps et remplace à merveille les herbes aromatiques qu'on ne peut avoir chez soi.

J'ai donc testé l'huile de shiso dans une recette japonaise Laure Kié, tirée de son excellent livre "Ma petite cuisine japonaise" édité chez Marabout.

Râpé de rouge (betteraves)

Pour 2 personnes :

  • 1 betterave crue épluchée
  • 4 cS d'huile d'olive
  • 10 pulvérisations d'huile essentielle de shiso
  • le jus de 1 citron vert
  • fleur de sel, poivre du moulin

Préparation :

Râper la betterave finement. La parfumer au shiso avec 10 pulvérisations. Mélanger dans un bol le jus du citron vert, le sel, le poivre puis l'huile d'olive. Arroser les betteraves de cette sauce. Réserver 30 mn au frais avant de servir.

Remarques :

  • Sur la photo de cet article, j'ai utilisé des betteraves cuites coupées en dés.
  • le shiso se marie très bien aux saveurs sucrées : carottes, betteraves... Il donne notamment de la fraicheur aux betteraves, ce qui contrebalance leur goût "terreux".

Je suis très satisfaite de ce produit : la saveur est vraiment intense, identique à l'orginal. Le shiso est une plante difficile à trouver fraiche : son huile essentielle me permettra de réaliser enfin des recettes typiques japonaises.

Mon prochain test : l'huile essentielle de basilic, que j'utiliserai sur une assiette de tomates-mozzarella.

 

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