Jenny cuisine bio et les saveurs du monde !

29 mai 2016

Le Senat vote NON au 20% bio dans les cantines

cantine

 

Voyez ici si votre sénateur a voté pour ou contre 20% de nourriture bio dans les cantines.

Plus on découvre par de nombreuses études scientifiques, documentaires et reportages les effets délétères des pesticides sur l'organisme (perturbations endocriniennes, cancers, malformations, etc), plus on a envie d'épargner nos enfants en les faisant manger le maximum de produits biologiques... d'autant plus qu'ils sont particulièrement vulnérables en pleine croissance (croissance et constitution de leurs systèmes nerveux et sexuels).

76 % des Français  se déclarent favorables à l’obligation d’introduire des produits bio et locaux dans la restauration collective

En janvier dernier, plus de 116 000 citoyens ont interpellé les députés pour l’adoption d’une loi inscrivant l’obligation d’introduire :

40 % d’aliments issus d’une production locale (dont 20 % d’aliments issus de l’agriculture biologique) en restauration collective publique à l’horizon 2020.

Suite à cette mobilisation massive, les députés ont adopté la proposition de loi à l’unanimité et sans la dénaturer : ce fut une victoire !

Au Sénat, en commission des Affaires économiques :

Malheureusement, le 2 mars dernier, un sénateur du Lot et Garonne a déposé et fait voter un amendement supprimant le seuil de 20% d’aliments issus de l’agriculture biologique !

En session plénière au Sénat

Le 9 mars l’ensemble des sénateurs ont débattu et voté cette proposition de loi : ils ont validé l'amendement et supprimé le seuil de 20% de bio, que nos députés avaient pourtant accepté...

(source : agirpourlenvironnemnt.org)

Du coup je pose une question aux sénateurs, et je serais ravie que l'un de ceux qui a voté "non" au 20% bio dans les cantines me réponde ici en commentaire : qu'elle bonne raison peut-il y avoir à priver nos enfants de la meilleure nourriture qui soit ?? Surtout quand les revenus les plus modestes doivent se contenter de produits bas de gamme bourrés de saloperies : 20% de nourriture bio 5 fois par semaine aurait fait le plus grani bien à ces petits bouts de chou...

De plus en plus j'en arrive à croire que le Sénat ne représente plus du tout les Français,  et que aurait tout intérêt à supprimer cette chambre coûteuse et antidémocratique  (pour ne pas dire vendue aux lobbies). 

A bon entendeur 

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16 mai 2016

Les essences pour la cuisine : le Shiso de Baume des anges

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Betteraves au shiso

Baume des Anges m'a contactée pour me faire connaître leurs produits, des essences culinaires de grande qualité et produites en France par des passionnés. Après avoir visité leur site web, j'ai accepté avec enthousiasme de tester deux de leurs produits : je vous présenterai tout d'abord dans cet article l'huile essentielle biologique de Shiso Green Kaori, cultivée dans la Drôme par Ghyslaine Bertin & Vincent Dequae.

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Le Shiso est une plante aromatique très utilisée dans la cuisine japonaise, à la saveur indescriptible : c'est frais et sucré. Cela ne ressemble pas du tout à l'anis, mais je dirais que c'est aussi fort, rafraichissant et typé.

J'ai découvert le shiso dans des petits bonbons japonais typiques : des petites boules de sucre parfumées au shiso enfermant en leur coeur de la purée de prune aigre douce (umebosis). Complètement surprenant, complètement sublime, comme beaucoup de recettes japonaises :) Si vous voulez en savoir plus sur le shiso, n'hésitez pas à consulter cet article : http://www.sakura-house.com/blog/fr/2012/11/23/shiso-la-menthe-japonaise/

Les essences à pulvériser sont de plus en plus utilisées en cuisine. En effet, les plantes aromatiques sont fragiles et s'abiment très vite une fois cueillies. En outre il n'est vraiment pas facile d'avoir toutes sa panoplie d'aromatiques sous la main quand on n'a pas de jardin... Un flacon d'huile essentielle parait cher à l'achat, mais il se conserve longtemps et remplace à merveille les herbes aromatiques qu'on ne peut avoir chez soi.

J'ai donc testé l'huile de shiso dans une recette japonaise Laure Kié, tirée de son excellent livre "Ma petite cuisine japonaise" édité chez Marabout.

Râpé de rouge (betteraves)

Pour 2 personnes :

  • 1 betterave crue épluchée
  • 4 cS d'huile d'olive
  • 10 pulvérisations d'huile essentielle de shiso
  • le jus de 1 citron vert
  • fleur de sel, poivre du moulin

Préparation :

Râper la betterave finement. La parfumer au shiso avec 10 pulvérisations. Mélanger dans un bol le jus du citron vert, le sel, le poivre puis l'huile d'olive. Arroser les betteraves de cette sauce. Réserver 30 mn au frais avant de servir.

Remarques :

  • Sur la photo de cet article, j'ai utilisé des betteraves cuites coupées en dés.
  • le shiso se marie très bien aux saveurs sucrées : carottes, betteraves... Il donne notamment de la fraicheur aux betteraves, ce qui contrebalance leur goût "terreux".

Je suis très satisfaite de ce produit : la saveur est vraiment intense, identique à l'orginal. Le shiso est une plante difficile à trouver fraiche : son huile essentielle me permettra de réaliser enfin des recettes typiques japonaises.

Mon prochain test : l'huile essentielle de basilic, que j'utiliserai sur une assiette de tomates-mozzarella.

 

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10 juillet 2015

TAFTA, TTIP, traité de libre échange transatlantique : des risques pour notre libre arbitre alimentaire...

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TAFTA, TTIP, Traité transatlantique :

Une énorme bataille est en  train d’être gagnée par les plus puissants lobbies mondiaux, au détriment des droits fondamentaux des citoyens…

Ce traité transatlantique négocié en secret, dont on entend à peine parler, qu’est-ce que c’est ?

Tout a commencé pour le TAFTA (TransAtlantic Free Trade Area, pour ses adversaires) ou le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership, nom officiel à Bruxelles), quand son principe a été très largement validé par le Parlement européen (à 78%) le 23 mai 2013.

Ce traité est avant tout un accord de libre-échange, c'est-à-dire qu'il vise à supprimer autant que possible les droits de douanes et les réglementations entravant la bonne marche du commerce. S'il aboutit pleinement, il créera, sur 14 millions de km2, la plus grande zone de libre-échange de l'histoire dans un marché représentant presque la moitié du PIB mondial.

Ses objectifs :

1 - La suppression de tous les droits de douane pour les échanges de biens, en prévoyant "des exceptions pour les produits les plus sensibles". A noter que ces droits de douane sont déjà exceptionnellement faibles entre les deux entités, de l'ordre de 2 ou 3% dans la plupart des secteurs.

2 - Intégrer de nouvelles possibilités d'accès aux marchés des services (transports...), en aplanissant les obstacles réglementaires respectifs (brevets, normes environnementales, sanitaires, de sécurité, etc).

3 - Favoriser l'accès réciproque aux marchés publics, en supprimant les dispositions respectives de protectionnisme et de préférence nationale.

La principale clause du TAFTA qui fait débat entre les eurodéputés :

 

L’arbitrage Etat-Investisseur 

(dit ‘ISDS’ dans le jargon technique) :

Cette clause permettra à toute multinationale d’attaquer en justice un Etat si elle estime que ses intérêts sont mis à mal par une nouvelle législation adoptée par cet Etat.

 

Des tribunaux d’arbitrage privés seraient alors chargés de faire appliquer cette clause du TAFTA et d’infliger des amendes aux Etats attaqués par les multinationales…

 

Les faits (Canada par ex.) montrent que ces tribunaux obtiennent quasiment toujours gain de cause…

Ce que vendent les défenseurs du TAFTA…

… et ce qu’en pensent les détracteurs du TAFTA :

 

L’ISDS permettrait d’apporter les garanties juridiques aux entreprises étrangères pour les inciter à investir davantage.

Cette clause menace clairement le droit minimal à réguler des Etats et va contre les intérêts des citoyens, au profit exclusif de celui des multinationales toutes puissantes.

Par exemple, Monsanto, avec sa batterie d’avocats féroces, pourrait attaquer la France et lui faire infliger de lourdes amendes si celle-ci maintient son interdiction de cultiver des plantes OGM. Ce seront donc nous, les citoyens, avec l’argent de nos impôts, qui devrons payer à Monsanto le droit de ne pas avoir d’OGM sur notre sol, alors que 80% d’entre nous n’en veulent pas !!!

 

Qui sont les acteurs principaux de ce traité au sein de l’UE ?

  • Martin SCHULZ, élu président du Parlement européen en 2012, réputé pour sa mégalomanie et ses méthodes anti-démocratiques (il a par exemple de son propre chef refusé la création d’une commission d’enquête demandée par les eurodéputés sur l’évasion fiscale, suite au Swissleaks…), porte le projet du TAFTA depuis le début. Il a finalement dégagé une majorité d’eurodéputés pour poursuivre les négociations, alors qu’en juin dernier, n’ayant pas acquis la majorité sur le texte, Martin SCHULZ avait décidé de reporter le vote pour gagner du temps et trouver un nouveau compromis. SCHULZ prétend agir pour « une Europe ouverte, une Europe offensive dans le commerce international ».
  • Jean-Claude JUNCKER, le faux adversaire de Martin SCHULZ pour la présidence du parlement européen (pseudo duel pour faire le jeu de la pseudo démocratie européenne…), siège depuis 2014 à la tête de la commission européenne, en charge des négociations sur le TAFTA entre l’UE et les Etats-Unis. Il est quand même bon de préciser que M. JUNCKER est un personnage au passé politique assez sulfureux : il fut Premier ministre du Luxembourg pendant vingt ans, de 1993 à 2013. Il a dû démissionner du gouvernement luxembourgeois le  11 juillet 2013, suite à un scandale mettant en cause les services de renseignement pour avoir constitué une police secrète et politique en fichant un grand nombre citoyens de manière illégale… En novembre 2014, il est personnellement mis en cause dans l'affaire Luxleaks qui révèle de manière détaillée l'organisation de l'exil fiscal de plus de 1000 entreprises avec l'approbation de l'administration luxembourgeoise des impôts. Des eurodéputés tentent alors de voter une motion de censure pour démettre JUNCKER de ses fonctions, mais celui-ci est farouchement défendu par la coalition de Martin SCHULZ…  CQFD : JUNCKER-SCHULZ, vrais-faux adversaires pour la présidence du Parlement europén.

Vous comprenez donc déjà que les deux principaux porteurs du TAFTA à l’UE, SCHULZ et JUNCKER, ne sont pas de dignes représentants de la démocratie et de la défense de l’intérêt général…

  • Bernd LANGE, eurodéputé social-démocrate allemand,membre titulaire de la commission « Commerce international » (INTA) depuis 2009, est le rédacteur du rapport comportant les recommandations pour les négociations sur le TAFTA, validé par le Parlement mercredi. Il se dit contre la création de tribunaux d’arbitrage privés et a pour cela préconisé d’amender l’ISDS.

Qu’ont voté les eurodéputés français mercredi au sujet du TAFTA ?

POUR

CONTRE

  • Les Républicains
  • Le Parti Socialiste (ligne directrice pour)
  • L’UDI-Modem

Le Front de Gauche

Le Front national

Europe écologie

13 eurodéputés du PS, contre l’avis de leur parti.

Jean ARTHUIS, contre l’avis de son parti (UDI-Modem)

A noter : François Hollande et son gouvernement sont plus que pro-TAFTA puisqu’ils soutiennent fermement l’ISDS et la création de tribunaux d’arbitrage privé, allant même plus loin que les préconisations de Bernd LANGE. En février 2015, le gouvernement a envoyé comme consigne à ses eurodéputés PS de ne pas suivre la proposition de modification de l’ISDS de Bernd Lange ( !!!).

Que s’est-il exactement passé le mercredi 8 juillet 2015 au Parlement européen, et quelles en sont les conséquences ?

Après cinq mois de débats mouvementés, et après un rassemblement ‘en force’ de Martin SCHULZ, les eurodéputés ont validé la poursuite des négociations commerciales avec les Etats-Unis (436 pour, 241 contre, 32 abstenus). Ils ont en effet validé la liste des recommandations rédigée par l’eurodéputé Bernd LANGE à destination de la commission en charge des négociations sur le traité de libre-échange. Sur le fond, ce texte n’engage à rien, mais de par ses nouvelles compétences acquises avec le traité de Lisbonne de 2009, le Parlement européen est plus que jamais tout puissant dans le domaine stratégique des échanges commerciaux. Ces eurodéputés qui ont validé la poursuite des négociations sur le TAFTA mercredi dernier ont donc de fortes chances de valider le texte final du TAFTA d’ici la fin de leur mandat en 2019… Et ce, sans aucune consultation préalable des peuples européens. Rien n’empêchera plus alors les Etats-Unis de nous vendre leurs OGM, leur bœuf aux hormones, leur poulet au chlore, sans aucune obligation d’étiquetage… Ou encore nous forcer à exploiter notre gaz de schiste…

A noter : le TAFTA a également un « petit frère », le CETA…

Un autre accord commercial du même type, le CETA est également négocié actuellement entre l’Union européenne et le Canada… Et il comprend la même clause abusive de l’ISDS.

Mes sources pour la rédaction de cet article (en rouge, celles à voir absolument) :

 

11 novembre 2014

Terre de Liens : pour défendre et préserver notre agriculture paysanne

Photos St Parres oct 2010 026Comme malheureusement beaucoup d'autres professions actuellement en France, l'agriculture est en souffrance depuis plusieurs années. On dénombre aujourd'hui plus d'un suicide d'agriculteur par jour (!).

Selon des chiffres de l'INSEE (à voir sur ce lien), la France compte 515000 exploitations agricoles. En vingt ans, leur nombre a baissé de plus de moitié, alors que le volume global de la production agricole s'est maintenu : l'agriculture française est donc devenue très productive, intensive, utilisant toujours plus d'engrais et de pesticides, détruisant les bocages et habitats naturels avec le remembrement (dont on connait maintenant les conséquences sur l'érosion des sols...). Cette agriculture intensive met en concurrence les petits exploitants avec des 'agrobusinessmen' qui savent bien mieux manipuler les produits chimiques et les chiffres des marchés financiers que prendre soin durablement de leur terre et de leurs animaux. Un bel exemple de ce désamour des agrobusinessmen pour leurs sols et leurs bêtes est la ferme aux mille vaches, qui industrialise l'élevage et réduit les animaux à l'état de consommables à produire à grande échelle.

Ce modèle d'agriculteur intensive irrespectueux des sols, des animaux -et des hommes en fin de chaine alimentaire- n'est pas durable et ne convient plus aux consommateurs désireux de manger mieux et de préserver l'environnement des générations futures (sols et eau). La problématique de cette agriculture intensive est admirablement bien expliquée dans le film "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, que je recommande à tous mes lecteurs. 

Ecrasées pas les dettes, contraintes à une forte rentabilité imposée par Bruxelles avec une réglementation toujours plus contraignante, les petites exploitations paysannes françaises (et européennes, il suffit de voir ce qui se passe en Pologne et en Roumanie...) sont en train de disparaitre. Ce sont pourtant bien elles qui nous proposent la seule alternative à cette agriculture intensive et polluante dont nous ne voulons plus.

Heureusement, des initiatives civiques et solidaires naissent un peu partout, dont cette magnifique association "Terre de liens" que j'ai découverte grâce à l'AMAP dont je suis membre. Notre AMAP nous propose en effet du boeuf et du veau de qualité biologique, élevés en plein air, sur une exploitation rachetée par Terre de Liens et mise à disposition de Marion et Antoine. Ce jeune couple a en effet décidé de faire de l'élevage traditionnel et respectueux de l'animal (fermeatoutboutdechamp).

"Terre de liens" ? (j'ai repris les grandes lignes de leur site web)

Terre de Liens est né en 2003 de la convergence de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique et biodynamique, la finance éthique, l’économie solidaire et le développement rural. Ce mouvement a inventé de nouveaux outils de travail capables d’enrayer la disparition des terres et de faciliter l’accès au foncier agricole pour de nouvelles installations paysannes :

  1. Un réseau associatif mobilisé partout en France : il accueille et accompagne les paysans pour leur accès à la terre, informe et rassemble le public autour des enjeux fonciers et agricoles, et ancre le projet Terre de Liens dans une dynamique citoyenne et locale.
  2. La Foncière, entreprise d’investissement solidaire ouverte aux citoyens, permet à chacun de placer son épargne dans un projet à haute valeur sociale et écologique. Le capital accumulé sert à acheter des fermes pour y implanter des activités agri-rurales diversifiées. La Foncière loue ces fermes à des paysans engagés dans une agriculture de proximité, biologique et à taille humaine.
  3. La Fondation, reconnue d’utilité publique, est habilitée à recevoir des legs et donations de fermes. Elle achète aussi des terres qui risquent de perdre leur usage agricole. Dans tous les cas, la Fondation garantit sur ces terres des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement à très long terme. Terre de Liens participe ainsi à la relève agricole et facilite la transmission intergénérationnelle en installant de nouveaux paysans.

Ce sont ces actions combinées qui permettent :
- d’acquérir des terres agricoles et éviter ainsi leur disparition ;
- d’en assurer la préservation à long terme par un usage écologique et responsable ;
- de mettre ces terres en location à des agriculteurs, pour une production biologique ou paysanne ;
- de partager le fruit de ces expériences avec tous les acteurs intéressés ;
- d’inventer de nouvelles réponses à la crise du foncier agricole et de réunir citoyens, décideurs et acteurs agricoles autour de ces perspectives.

Je vous invite donc à visiter le site de cette association reconnue d'intérêt public depuis l'année dernière, à laquelle vous pouvez adhérer pour devenir bénévole, bienfaiteur ou actionnaire, en sachant que vos dons seront déduits de vos impôts à hauteur de 66%. Un bon moyen d'agir pour nos paysans, nos terres, nos élevages et surtout, nos enfants.

C'est le genre d'associations qui vous réconciient définitivement avec l'humanité et qui donnent l'espoir d'un monde nouveau, solidaire, éthique et respectueux des générations futures.

 

25 octobre 2014

Chocolat fait maison...

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J'ai découvert qu'on pouvait réaliser très facilement son chocolat grâce au site Chaudronpastel de mon amie Mély. On peut réaliser du chocolat cru, c'est à dire avec des fèves de cacao fermentées mais non torréfiées (dont Mély souligne les qualités nutritionnelles dans son article). Le chocolat cru possède une saveur unique, fraiche et non amère dont les amateurs de chocolat noir deviennent vite addicts...

On peut également réaliser du chocolat 'classique' avec de la poudre de cacao classique, comme par exemple celle de la marque Van Houten.

Faire son chocolat maison est à la fois très créatif (on peut varier les ingrédients et les proportions à volonté), facile (20 mn de chauffage doux au bain marie), et pratique quand on a des besoins spécifiques (on peut par exemple utiliser de la stevia à la place du sucre si l'on est diabétique, ou bien éviter les additifs allergisants du chocolat industriel, comme la vanillinine ou les résidus de fruits à coque...).

Voici en gros les ingrédients de base d'un chocolat noir fait maison :

- beurre de cacao pur ou complété par une huile végétale, comme par exemple l'huile de coco, très savoureuse (voir l'article de Mély) ;

- poudre de cacao (crue ou pas) : attention, à choisir pure, sans sucre ;

- du sucre mixé en sucre glace : sucre blanc, sucre de canne blond, sucre de fleur de coco, ou stevia en poudre...

et, pour un chocolat noir personnalisé :

- éventuellement un parfum : vanille en poudre, 2 gouttes d'huile essentielle par tablettes, gingembre, café ou cannelle en poudre, du piment ou du poivre,...

- éventuellement des petites choses à croquer : noix, noisettes, graines de sésame, riz soufflé, fruits séchés, fruits confits...

 

Voici pour ma part le chocolat que j'ai choisi de réaliser, à partir de la recette de base de Mély : 

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Chocolats noir individuels fourrés au gingembre confit

La saveur piquante et poivrée du gingembre se marie parfaitement avec le chocolat noir. Les gros morceaux de gingembre confit, fondants, se présentent comme une agréable surprise en bouche quand on croque ce chocolat noir intense :)

Ingrédients (pour environ un moule à glaçons en silicone) :

  • 110 gr de beurre de cacao (se trouve sur le web ou en magasin bio : autant en acheter d'un coup en grande quantité car il se conserve très bien, plus d'un an à température ambiante) ;
  • 120 gr de poudre de cacao (qualité crue de préférence, se trouve sur le web ou en magasin bio, sinon cacao amer sans sucre de type Van Houten)
  • 85 gr de sucre (sucre blanc ou sucre blond de canne, ou stevia en poudre mais avec une quantité divisée par deux) ;
  • 1 pointe de vanille en poudre (facultatif)
  • 1 pincée de sel fin
  • une poignée de cubes de gingembre confit (vendus au poids dans le rayon 'vrac' des magasins bios).

Préparation :

  1. Faire fondre le beurre de cacao au bain marie (à température ambiante, il se présente sous forme de blocs disparates et durs, par toujours évidents à découper... Il faudra probablement faire une règle de trois pour adapter les quantités des autres ingrédients à celle des morceaux de beurre de cacao) 
  2. Pendant ce temps, réduire le sucre en sucre glace à l'aide d'un blender ou d'un mini mixeur.
  3. Quand le beurre de cacao a bien fondu (il se liquéfie à basse température, pour être semblable à de l'huile), ajouter le sucre glace, la vanille en poudre, le sel et la poudre de cacao. Bien mélanger pour obtenir une pâte liquide et homogène.
  4. Verser la pâte dans un bac à glaçons en silicone, puis plonger un demi-cube de gingembre confit dans chaque compartiment. Laisser durcir 12h au frigo.
  5. Démouler les cubes, les conserver (jusqu'à un an) dans une boîte hermétique à température ambiante.

(Rm : personnellement, j'utilise mon thermomix pour réaliser une pâte de chocolat bien homogène. Je fais d'abord fondre le beurre de cacao au bain marie dans une casserole, puis je le verse dans le bol du TMX 31, ajoute le reste des ingrédients (sauf le gingembre), et je règle : 5 mn/50°/vit 3. Résultat optimal).

 

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12 octobre 2014

Recette : concombre cuisiné à la japonaise

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Le concombre appartient à la famille des cucurbitacées, celle du melon et des courges. Quand il est biologique, il est intéressant de le manger avec sa peau ou de le peler dans la longueur, une lamelle sur deux : on profite ainsi davantage des antioxydants du concombre, l'un des meilleurs légumes dits 'detox'.

Pour changer un peu des sempiternelles recettes de concombre au yaourt, à la crème fraiche ou en vinaigrette, je vous propose une recette japonaise (inspirée du livre "Cuisiner les ingrédients japonais" de Cléa) : cette version est légère, très digeste, et riche en calcium (issu des algues et du sésame), donc bienvenue pour tous ceux qui souhaitent réduire les produits laitiers. 

Pour 2 personnes :

  • 1/2 concombre bio lavé et partiellement pelé dans la longueur (une lamelle sur deux);
  • 1 cS d'assaisonnement à l'umébosis (marque Celnat, on en trouve dans les magasins bios) : basifiant, minéralisant
  • 2 cS de vinaigre de riz 
  • 1 cS bombée d'algues fraiches hachées (Dulse, nori, wakame ou laitue de mer) 
  • 1 cS de graines de sésame 
  • facultatif : 2 cS d'huile de sésame 

Préparation :

  1. Couper le demi concombre en quatre parties dans la longueur, puis ôter les parties avec les pépins. Le découper ensuite en lamelles dans la largeur.
  2. Faire dorer les graines de sésame dans une poêle chauffer à sec (quelques secondes), réserver.
  3. Rincer les algues fraiches plusieurs fois dans de l'eau claire pour les dessaler. Bien les égoutter (les presser à la main), puis les hacher finement au couteau.
  4. Dans un bol, verser l'umebosis et le vinaigre de riz (+ l'huile de sésame pour une saveur encore plus forte), émulsionner.  Ajouter les algues hachées et les graines de sésame, puis les morceaux de concombre, laisser macérer 15 mn avant de servir.

Rm : on peut remplacer les algues fraiches par des algues séchées en paillettes qu'on versera directement dans la sauce avant d'y mettre le concombre. 

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