imagesCAFHFNUD

Je viens de découvrir les résultats d'une enquête de santé de l'Inserm (Institut national de la Santé et de la Recherche médicale) : les boissons édulcorées, à quantités égales, entrainent un risque plus élevé de développer un diabète de type 2 que leurs homologues sucrées !

Cette enquête, qui date de février 2013 et que vous pouvez retrouver ici sur le site de l'Inserm, n'a bizarrement pas bénéficié d'écho retentissant dans la presse, alors qu'il s'agit pourtant d'un scoop. Je soupçonne le lobby des fabricants d'édulcorants (et vous savez comme le lobby des fabricants d'aspartame est puissant, quand on voit que cette substance très probablement cancérogène est finalement très protégée par les pouvoirs publics...) d'y être pour quelquechose.

Il faut savoir que les médecins nutritionnistes et les diététiciens apprennent sagement dans leur cours (je parle en connaissance de cause, puisque j'ai suivi les cours du BTS de diététique par le CNED...) qu'il est bon de donner des édulcorants aux diabétiques pour assouvir leur besoin de sucre tout en préservant une glycémie correcte. Eh bien patatra, comme souvent en nutrition, encore des conseils qui vont bientot être remis en cause...

L'étude de l'Inserm :

Elle a porté sur un échantillon d'environ 66000 femmes, dont les habitudes alimentaires et le mode de vie ont été suivis pendant 14 ans. Les résultats montrent que :

  • les femmes qui consomment des boissons sucrées "light" ont une consommation plus grande que celles qui consomment des boissons sucrées "normales" (2,8 verres/semaine contre 1,6 verres/semaine en moyenne, respectivement). En effet, les édulcorants n'apportent pas les mêmes signaux de satiété que le vrai sucre, si bien que le cerveau compense en demandant plus en quantité (on a souvent tendance à manger deux yaourts light au lieu d'un seul non light, n'est-ce-pas ?) ;
  • d’autre part, à quantité égale consommée, le risque de diabète est plus élevé lorsqu’il s’agit de boissons "light" que de boissons sucrées "non light". Le risque de développer un diabète est de 15% supérieur pour une consommation de 0,5 L/semaine et de 59% supérieur pour 1,5 L/semaine respectivement. Les boissons édulcorées provoqueraient un 'pic d'insuline' (ie fatigueraient le pancréas) plus important que leurs homologues 'au vrai sucre', ce qui augmente le risque de diabète de type 2.

 

Conclusion :

On avait déjà de fortes présomptions sur les dangers de l'aspartame en tant que substance cancérogène, maintenant on sait que les édulcorants ne sont même pas intéressants sur le plan de la glycémie. Ils sont même diabétogènes !!!

J'ose espérer que les pouvoirs publics vont rapidement changer leur discours au sujet des édulcorants, notamment enfin oser aller à contre-courant de ce que veulent nous faire croire les puissants lobbies des marchants de sodas et des fabricants d'édulcorants.